{"id":244,"date":"2013-03-20T16:42:00","date_gmt":"2013-03-20T15:42:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lacotedaime.com\/Syndicat-Initiative\/?page_id=244"},"modified":"2018-02-08T10:04:08","modified_gmt":"2018-02-08T09:04:08","slug":"reperes-historiques","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.lacotedaime.com\/Syndicat-Initiative\/histoire\/reperes-historiques\/","title":{"rendered":"Rep\u00e8res historiques"},"content":{"rendered":"<h1><strong>1\/ Naissance de la commune.<\/strong><\/h1>\n<p>La commune de La C\u00f4te d\u2019Aime a mis beaucoup de temps \u00e0 se r\u00e9aliser. Son histoire originale et mouvement\u00e9e s\u2019organise en cinq temps.<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">1\u00b0) 1442*, Sous le nom de quartier de La C\u00f4te, les quartiers de La Balme et de Mont Rosset qui font partie de la paroisse d\u2019Aime, obtiennent du Duc de Savoie, l\u2019albergement et la d\u00e9limitation de leur territoire.<\/span><\/p>\n<p>-le quartiers de La Balme, (dit aussi quartier du haut) est compos\u00e9 de La Sciaz, Pr\u00e9b\u00e9rard et des Bergeries, pour les villages. Des Pars, des Fours, Bon Pas, Cr\u00eat Jourdan, et Foran pour les montagnettes. Des Plans pour communaux et\u00a0 de La Balme pour fruit commun.<br \/>\n-Celui de Mont Rosset, (ou quartier du bas.) comprend Le Villard, Beguevey, Pierrolaz (le chef lieu actuel), Pr\u00e9girod et Les Moulins, les montagnettes de La Foug\u00e8re, Entre Deux-Nants, La Gitte, Pr\u00e9pinet, Ch\u00e9zeries, Les Mara\u00eeches et Chambrier, les communaux de Ch\u00e9zeries, Chambrier et des Planets, et le fruit commun de Mont Rosset<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">2\u00b0) Vers la fin du XVe ou au d\u00e9but du XVIe si\u00e8cle, le quartier de Montm\u00e9ry, se s\u00e9pare du Prieur\u00e9 de Bellentre pour rejoindre la paroisse d\u2019Aime. <\/span><\/p>\n<p>Ses montagnettes sont aux Fours, ses communaux (en indivision avec Valezan jusqu\u2019en 1912) \u00e0 Pierres Caill\u00e9es, (ou Taill\u00e9es). Son petit alpage se situe au Rocher. Pi\u00e8ce rapport\u00e9e apr\u00e8s l\u2019acte d\u2019albergement de 1442, ce hameau n\u2019aura pas acc\u00e8s aux alpages de la Balme et de Mont Rosset et restera section \u00e9lectorale jusqu\u2019en 1948. \u00c0 ce titre, il \u00e9lisait deux conseillers qui si\u00e9geaient au conseil municipal de La C\u00f4te.<br \/>\nLes quartiers de la Balme et de Mont Rosset se partagent le Bois Borgne. Le bois de Montm\u00e9ry se situe \u00e0 la Combe Valezane.<br \/>\nOn notera que chacun occupe une bande de territoire longue et \u00e9troite qui va de l\u2019Is\u00e8re \u00e0 la montagne. Cela permet d\u2019avoir des propri\u00e9t\u00e9s \u00e0 tous les \u00e9tages de la v\u00e9g\u00e9tation: vignes, vergers, champs pour c\u00e9r\u00e9ales ou pommes de terre, pr\u00e9s \u00e0 foin, p\u00e2turages et alpages.<br \/>\nSi les vignes, les parties villageoises et montagnardes de ces quartiers sont relativement bien d\u00e9limit\u00e9es, il n\u2019en va pas de m\u00eame des prairies en haut des Bergeries o\u00f9 les propri\u00e9t\u00e9s des habitants de tous les villages sont tr\u00e8s entrem\u00eal\u00e9es.<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">3\u00b0)1714*, les trois quartiers, Balme, Montm\u00e9ry et Mont Rosset, -sauf Le Villard &#8211; s&rsquo;affranchissent d\u2019Aime pour former la paroisse de La C\u00f4te d\u2019Aime.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">4\u00b0)1840*, Le Villard, \u00e0 son tour, se d\u00e9sunit d\u2019Aime et rejoint La C\u00f4te .<\/span><\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">5\u00b0)1948*, les biens des trois quartiers sont vers\u00e9s au domaine communal et exploit\u00e9s en communs.<\/span><\/p>\n<p>Le sectionnement \u00e9lectoral est supprim\u00e9. Enfin, cet ensemble devient commune pleine et enti\u00e8re.<br \/>\nJusqu\u2019\u00e0 derni\u00e8re cette date, on trouvait donc trois unit\u00e9s \u00e9conomiquement autonomes. Elles ne travaillaient ensemble que pour r\u00e9gler des probl\u00e8mes d\u2019administration g\u00e9n\u00e9rale, de finances communales, de voirie, d\u2019assistance aux indigents ou de relation avec les autorit\u00e9s de tutelle.<\/p>\n<h1>2\/ Le travail et les saisons.<\/h1>\n<p>La vie \u00e0 la montagne est une \u00e9conomie qui s\u2019appuie sur l\u2019\u00e9levage et le pastoralisme. Elle se caract\u00e9rise par un tr\u00e8s grand nombre de petits propri\u00e9taires et l\u2019absence de fermiers. Chaque famille poss\u00e8de sa ou ses vaches. Elles fournissent\u00a0 le lait n\u00e9cessaire \u00e0 la maisonn\u00e9e, dont la ration lact\u00e9e de l\u2019alimentation est importante. Ce lait sert\u00a0 \u00e9galement \u00e0 nourrir les veaux, et le surplus est\u00a0 port\u00e9 \u00e0 la fruiti\u00e8re. Des g\u00e9nisses et des veaux \u00e9lev\u00e9s pour\u00a0 \u00eatre vendus,ou pour le renouvellement des vaches laiti\u00e8res compl\u00e8tent le lot de bovins. Dans chaque \u00e9table, on rencontre une ou plusieurs ch\u00e8vres qui donneront des cabris pour la viande, et le lait l\u2019\u00e9t\u00e9 lorsque les vaches sont en montagne. Quelques moutons pour la viande et la laine compl\u00e8tent g\u00e9n\u00e9ralement le cheptel. Une partie de cette laine est lav\u00e9e, card\u00e9e, fil\u00e9e et tricot\u00e9e en chaussettes ou en pulls par les dames de la maison, L\u2019autre part est port\u00e9e \u00e0 la filature Arpin de S\u00e9ez qui en \u00e9change rendra de la couverture ou un coupon de drap. Un drap raide, rugueux dont on fera des v\u00eatements inusables. On trouve bien s\u00fbr les in\u00e9vitables volailles et le roi de la table: le cochon qui apportent un lot important de nourriture. A cela se rajoute une monture de trait, presque toujours un mulet, \u00e0 moiti\u00e9, c\u2019est-\u00e0-dire appartenant \u00e0 deux propri\u00e9taires qui l\u2019utilisent et le nourrissent \u00e0 tour de r\u00f4le, et le chien de berger. La polyculture pratiqu\u00e9e par nos anc\u00eatres leur permet d\u2019assurer la quasi totalit\u00e9 de leurs besoins. Les achats sont limit\u00e9s \u00e0 quelques denr\u00e9es telles que le sucre, le sel, le caf\u00e9 et aux objets et outils non disponibles sur place.<\/p>\n<p>Chaque famille poss\u00e8de sa vigne d\u2019o\u00f9 elle tire une partie de sa boisson, le solde provient du cidre extrait des pommes des vergers. Ces vergers produisent \u00e9galement de grosses quantit\u00e9s de bonnes pommes \u00e0 couteau destin\u00e9es \u00e0 la vente. De nombreux noyers sont cultiv\u00e9s pour l\u2019huile et le bois d\u2019\u00e9b\u00e9nisterie. Les champs fournissent les pommes de terre -base de la nourriture- et les c\u00e9r\u00e9ales,(froment, seigle, orge et avoine) Jusqu\u2019en 1900 celles-ci sont moulues dans des moulins banaux, \u00e0 partir de l\u00e0 elles le seront chez des meuniers priv\u00e9s. Les meuniers se paient en nature en gardant une partie de la farine. Le seigle servira essentiellement \u00e0 la fabrication du pain, (une fois tous les 15 jours). La farine de froment sera pour partie transform\u00e9e en pain\u00a0( en m\u00e9lange avec le seigle) et pour partie conserv\u00e9e pour la cuisine. Jusqu\u2019apr\u00e8s la 2\u00e8me Guerre, la fabrication du pain s\u2019effectuera dans les fours de village. Ensuite, la farine sera apport\u00e9e aux boulangers qui en \u00e9change donneront l\u2019\u00e9quivalent en pain. L\u2019orge et l\u2019avoine sont destin\u00e9s aux animaux. Le potager fournit les l\u00e9gumes: choux, poireaux, haricots, carottes,\u00a0navets etc.<\/p>\n<p>L\u2019hiver, b\u00eates et gens sont \u00e0 l\u2019abri, cohabitant souvent dans le m\u00eame espace pour limiter les rigueurs de la saison. Il faut assurer les soins des animaux, la survie des gens, l\u2019abattage et le rangement du bois, la fabrication et la remise en \u00e9tat du mat\u00e9riel, participer \u00e0 l\u2019instruction des enfants (dans les villages un adulte instruit les r\u00e9unit dans une \u00e9table pour leur apprendre \u00e0 lire et \u00e0 compter). C\u2019est aussi le temps des veill\u00e9es, des vogues de village, des conscrits et de \u00abcametran\u00a0\u00bb (carnaval). L\u2019hiver malgr\u00e9 ses rigueurs est la saison o\u00f9 l\u2019on trouve du temps pour vivre et se distraire, le reste de l\u2019ann\u00e9e \u00e9tant\u00a0: travail\u00a0! travail\u00a0!\u00a0 travail\u00a0!.<\/p>\n<p>Avec le printemps, vient la remise en route des travaux: \u00e9pierrer,\u00a0taupiner,\u00a0ratisser les pr\u00e9s, remonter la terre des champs, r\u00e9parer les chemins, tailler et piocher les vignes, entretenir les\u00a0 arbres fruitiers, jardiner et faire les labours et semis de printemps. \u00c0 la mi-mai, c\u2019est le moment de transhumer aux montagnettes*, pour un mois environ. G\u00e9n\u00e9ralement c\u2019est la maman accompagn\u00e9e de ses plus jeunes enfants qui en assure le fonctionnement. C\u2019est ici que l\u2019on fabrique la tomme et le beurre pour la consommation familiale. Les hommes et les grands enfants sont aux villages occup\u00e9s aux gros travaux des champs.<\/p>\n<p>Dans la derni\u00e8re d\u00e9cade de juin, arrive l\u2019inalpage* \u00e0 la grande montagne &#8211; le fruit commun -. Toutes les b\u00eates d\u2019un m\u00eame quartier sont rassembl\u00e9es, (vaches, g\u00e9nisses, veaux, ch\u00e8vres et moutons sont en troupeaux s\u00e9par\u00e9s). Pour la dur\u00e9e de l\u2019estive*, les animaux sont alors sous la responsabilit\u00e9 d\u2019employ\u00e9s o\u00f9 chacun a une t\u00e2che pr\u00e9cise. Ces montagnards ont \u00e9t\u00e9 engag\u00e9s par les procureurs pour la saison. Les procureurs, ou mandataires, sont deux des propri\u00e9taires qui ont en charge la gestion du fruit commun pendant deux ans. Sont d\u00e9sign\u00e9s pour prendre leur tour ceux qui totalisent le plus gros cheptel en nombre cumul\u00e9. Le Beaufort d\u2019alpage, dont la vente les bonnes ann\u00e9es, assure une part importante des revenus est fabriqu\u00e9 sur place.<\/p>\n<p>Toute la famille est maintenant en bas dans les villages pour les gros travaux d\u2019\u00e9t\u00e9. Fenaisons et moissons vont prendre beaucoup de temps, demander beaucoup de bras et de sueur, car tout se fait \u00e0 la main. Le morcellement et l\u2019\u00e9parpillement des propri\u00e9t\u00e9s rendent le travail difficile, malais\u00e9 et multiplient les pertes de temps en incessants d\u00e9placements.<\/p>\n<p>Et voil\u00e0 d\u00e9j\u00e0 l\u2019automne, mi-septembre on d\u00e9montagne*. Les b\u00eates retrouvent leurs propri\u00e9taires respectifs dans les montagnettes. Femmes et jeunes enfants rejoignent leurs chalets pour un s\u00e9jour de quelques semaines. Aux villages, hommes et grands assurent les labours et semis d\u2019automne et rentrent les derni\u00e8res r\u00e9coltes: pommes de terre, vendanges, pommes et ultimes fourrages. C\u2019est la saison des grandes foires. La vente des tr\u00e8s nombreux animaux d\u2019\u00e9levage est la source principale de revenus pour ces paysans-\u00e9leveurs de montagne. En 1901 par exemple, apr\u00e8s les foires de la mi-septembre, il a \u00e9t\u00e9 exp\u00e9di\u00e9 240 wagons complets de bovins \u00e0 la gare de Mo\u00fbtiers!<br \/>\n\u00c0 la Toussaint, tout le monde est redescendu aux villages.<br \/>\nEt puis \u2026 il y a l\u2019hiver\u2026et le cycle recommence.<\/p>\n<h1>3\/ La route d\u00e9partementale et les moyens de transport.<\/h1>\n<p>Ce cycle immuable et qui semblait \u00e9ternel va commencer \u00e0 \u00e9voluer \u00e0 partir de la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du XIXe si\u00e8cle, d\u2019abord tr\u00e8s lentement, puis de plus en plus vite pour se terminer brutalement un si\u00e8cle plus tard avec la disparition de ce type d\u2019\u00e9conomie.<\/p>\n<p>La construction de la route d\u00e9partementale de 1850 \u00e0 1895 environ lance le processus. Les diff\u00e9rents hameaux y seront progressivement raccord\u00e9s\u00a0:(Le Villard en 1860,\u00a0Pierrolaz en 1868,\u00a0La Sciaz en 1883, Pr\u00e9girod en 1885, Les Bergeries en 1887,\u00a0Montm\u00e9ry et Beguevey en 1911), puis viendront les routes agricoles dont le maillage complet sera termin\u00e9 vers 1980. Ce changement va modifier de fond en comble les transports. Jusqu\u2019alors tout \u00e9tait transport\u00e9 soit \u00e0 b\u00e2t, soit sur des luges, ou encore \u00e0 dos d\u2019homme. Par exemple, jusque dans les ann\u00e9es 30,\u00a0les beauforts des alpages devaient \u00eatres descendus par ces moyens, des caves de La Balme ou de Mont Rosset, jusqu\u2019au Pont de La Gitte, o\u00f9 le fromage \u00e9tait mis sur les charrettes. Les propri\u00e9taires sans monture descendaient leur meule de fromage en la portant dans un sac sur le dos!. (Pierre Ruin est le dernier \u00e0 l\u2019avoir fait ainsi).\u00a0La route sera prolong\u00e9e vers Foran et Pr\u00e9pinet entre 1926 et 1935.<\/p>\n<p>Cent ans apr\u00e8s les tombereaux et les charrettes, qui ont apport\u00e9 un soulagement ind\u00e9niable pour tous les transports, viendront les premiers\u00a0 engins agricoles. Ce seront des jeeps et des anciennes berlines transform\u00e9es en camionnettes, puis les motoculteurs et quelques tracteurs. Les premi\u00e8res motofaucheuses arriveront \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque. Nous sommes apr\u00e8s la 2\u00e8me guerre. (Louis Plassiard est le premier \u00e0 s\u2019\u00e9quiper d\u2019une machine).<br \/>\nSi la cabine t\u00e9l\u00e9phonique est install\u00e9e en 1908, il faut attendre 1929 pour l\u2019\u00e9lectricit\u00e9, et 1946 pour la r\u00e9alisation du r\u00e9seau g\u00e9n\u00e9ral d\u2019eau potable.<\/p>\n<h1>4\/ Les grandes r\u00e9formes.<\/h1>\n<p>Trois \u00e9v\u00e8nements importants vont modifier profond\u00e9ment le fonctionnement de cette soci\u00e9t\u00e9\u00a0:<br \/>\n&#8211; 1932\u00a0: C\u2019est la cr\u00e9ation de la coop\u00e9rative fruiti\u00e8re communale qui doit remplacer les fruiti\u00e8res de village. Sa mise en place va demander des tr\u00e9sors de pers\u00e9v\u00e9rance et de persuasion \u00e0 ses promoteurs. Malgr\u00e9 toute l\u2019\u00e9nergie d\u00e9ploy\u00e9e pour le lancement de cette nouvelle organisation, un groupe de propri\u00e9taires du centre de la commune ( Pierrolaz,\u00a0Pr\u00e9b\u00e9rard ) n\u2019admettant pas la p\u00e9r\u00e9quation mise en place pour le ramassage du lait des villages \u00e9loign\u00e9s refuse d\u2019adh\u00e9rer et continue \u00e0 faire fonctionner l\u2019ancienne fromagerie de Pierrolaz jusqu\u2019en 1941. De m\u00eame quelques Bergeriens continueront temporairement avec Montm\u00e9ry. Montm\u00e9ry qui est de la C\u00f4te tout en n\u2019y \u00e9tant pas viendra seulement en 1952. La coop\u00e9rative va alors atteindre son plein r\u00e9gime. Dans les ann\u00e9es 52-58, on y fabrique\u00a0 chaque saison (de janvier \u00e0 mi-mai) pr\u00e8s de 32 tonnes de Beaufort, soit 6 meules par jour. Mais le d\u00e9clin va venir avec une tr\u00e8s grande rapidit\u00e9. Elle devra fermer quelques ann\u00e9es plus tard et sera dissoute en 1975.<br \/>\n&#8211; 1948\u00a0: Le conseil municipal d\u00e9cide de modifier de fond en comble la structure\u00a0 ancestrale de la commune.<br \/>\n&#8211; suppression des quartiers de Mont Rosset et de La Balme,<br \/>\n&#8211; transformation des communaux en fruits communs,<br \/>\n&#8211; int\u00e9gration de Montm\u00e9ry\u00a0 qui apporte ses biens propres et une \u00ab\u00a0dot\u00a0\u00bb de 200.000 francs de l\u2019\u00e9poque (8950 euros) dans le lot commun (le sectionnement \u00e9lectoral est supprim\u00e9 ).<br \/>\nBien que tr\u00e8s largement approuv\u00e9e par la population consult\u00e9e par r\u00e9f\u00e9rendum, cette r\u00e9forme va \u00eatre \u00e2prement contest\u00e9e par quelques propri\u00e9taires riverains des communaux. Ils avaient pris l\u2019habitude, depuis fort longtemps, de squatter ces espaces sur lesquels ils faisaient pa\u00eetre leur b\u00e9tail.<\/p>\n<p>&#8211; 1955\u00a0: Le remembrement des propri\u00e9t\u00e9s est lanc\u00e9. Cette affaire va rencontrer une tr\u00e8s forte opposition et \u00e9chauffer les esprits pendant une vingtaine d\u2019ann\u00e9es. Il se terminera quand l\u2019agriculture familiale sera moribonde. Confront\u00e9e \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 de consommation, elle a implos\u00e9. La plupart des paysans en activit\u00e9 est partie s\u2019embaucher en usine, les jeunes travaillent tous \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur. Le cheptel est pass\u00e9 de 280 vaches \u00e0 quelques unit\u00e9s en moins de dix ans. Les pr\u00e9s ne sont plus fauch\u00e9s, ni p\u00e2tur\u00e9s. Chaque printemps voit partir en fum\u00e9e des hectares de prairies d\u00e9truits par br\u00fblis. Une page historique est tourn\u00e9e. Une\u00a0 organisation sociale, culturelle et \u00e9conomique, vieille de plusieurs si\u00e8cles a disparu \u00e0 tout jamais sous les coups du capitalisme marchand. Arriv\u00e9 trop tardivement cette r\u00e9forme ne sera d\u2019aucune utilit\u00e9 agricole.<\/p>\n<h1 align=\"left\">5\/ La Mutation.<\/h1>\n<p align=\"left\">\u00abL\u2019agriculture moderne\u00bb, constitu\u00e9e de grosses exploitations, prendra le relais quelques ann\u00e9es plus tard. En ce qui concerne La C\u00f4te d\u2019Aime, seulement 4 sur 15 sont tenues par des autochtones. Ces nouvelles unit\u00e9s de production agricole, m\u00e9canis\u00e9es, subventionn\u00e9es, et obnubil\u00e9es par le rendement, font fi du nouveau bornage car il leur faut de grands espaces de travail. Elles auront aussi tendance \u00e0 n\u00e9gliger l\u2019entretien et la conservation du patrimoine l\u00e9gu\u00e9 par leurs pr\u00e9d\u00e9cesseurs. Il n\u2019y a qu\u2019\u00e0 voir la prolif\u00e9ration des cynorrhodons et autres \u00e9pineux dans certains secteurs, ou l\u2019\u00e9tendue des champs de rumex dans d\u2019autres.<br \/>\nL\u2019autre changement important de la commune est son urbanisation, favoris\u00e9e par une situation naturelle favorable: relief propice, proximit\u00e9 du fond de la vall\u00e9e, exposition plein sud et ensoleillement g\u00e9n\u00e9reux en toutes saisons. Ajoutons \u00e0 cela des zones constructibles importantes et les avantages r\u00e9sultants du remembrement\u00a0: les nouvelles parcelles ont une taille et une forme convenables pour la construction. En plus, elles sont presque toutes desservies par le r\u00e9seau routier r\u00e9sultant des travaux connexes de cette op\u00e9ration.<br \/>\nSi au d\u00e9but de cette urbanisation, on compte beaucoup de jeunes C\u00f4terains qui s\u2019installent, leur proportion va aller en diminuant au fur et \u00e0 mesure de l\u2019envol\u00e9e sp\u00e9culative du prix du terrain. Le co\u00fbt exorbitant du sol r\u00e9serve de plus en plus la possibilit\u00e9 de s&rsquo;\u00e9tablir aux gens ais\u00e9s ou aux propri\u00e9taires du sol.<\/p>\n<p align=\"right\">Guy Plassiard<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1\/ Naissance de la commune. La commune de La C\u00f4te d\u2019Aime a mis beaucoup de temps \u00e0 se r\u00e9aliser. 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