Les balades au fil des biefs et des forêts

Les balades du mardi avec Bruno et Serge

Du 9 juillet au 13 août à 9h

 
Les balades au fil des biefs avec Serge : mardi 9 juillet, mardi 16 juillet et mardi 13 août
Les balades dans nos forêts avec Bruno : mardi 23 juillet et mardi 6 août
 
RDV sur la parking de la Mairie de La Côte d’Aime – Chef lieu à 9h
 
Ces balades sont adaptés aux enfants accompagnés, elles seront principalement à l’ombre.
Venez profiter de 2 heures de balade où ces deux passionnés vous raconterons les histoires de ces biefs et ces forets ainsi que leurs anecdotes.
 
 
Voici un premier aperçus…
 
Les « communs » un concept moderne pour des pratiques ancestrales.
Les conditions étant difficiles sur notre territoire de montagne, en raison de la pente, de l’altitude, de la rudesse du climat…les populations montagnardes avaient adopté un mode de gestion des espaces et ressources basé sur le collectif.
L’eau, captée à la source près du village était amenée au bassin où chacun pouvait venir s’approvisionner pour la boisson des hommes et des animaux, la cuisine, le lavage. Elle n’arrivait pas encore dans chaque habitation.
Captée dans les torrents, elle circulait dans tout un ensemble de canaux (biefs) qui permettait l’irrigation des près ou des cultures et le fonctionnement des artifices : moulins à grain, à huile, scieries…
Ces usages de l’eau était réglés par un personnage souvent appelé le « syndic » ou le « procureur » et le travail assurés par les communiers, sous forme de corvées.
 
La forêt communale fournissait à chacun le bois pour le chauffage, la cuisson, la menuiserie, la construction et participait également à la protection des villages contre l’avalanche ou les chutes de pierres. Elle était jalousement protégée de la surexploitation ou de la dent des chèvres.
 
Les alpages constituaient une extension des propriétés individuelles. Le troupeau rassemblait les bovins de tout le village et emmontagnait pour trois mois environ. Les bergers et fromagers, recrutés pour la saison, s’en occupaient et à la fin de l’été, le produit était réparti entre tous les propriétaires. Une jolie expression désignait ce mode d’exploitation : le fruit commun.
 
Et aujourd’hui ?
La forêt est toujours communale et si elle a perdu un peu de son importance pour la production de bois, s’est découvert d’autres fonctions, les champignons, la chasse, l’environnement, le tourisme. On sait aujourd’hui qu’elle capte des quantités importantes de CO2 et nous fournit de l’oxygène. Elle est toujours ouverte à tous.
L’eau circule toujours dans les canaux et coule dans les bassins. Elle n’alimente plus les scieries ou moulins mais est exploitée par EDF pour produire une énergie propre et renouvelable.
L’alpage, toujours exploité de façon collective produit votre fromage préféré, le Beaufort ! Il est également ouvert à tous pour vos balades et randonnées.
Et demain ? Serons nous capables de continuer à nous organiser collectivement, pratiques qui seront peut-être encore plus nécessaires face au changement climatique.
 
Bruno et Serge