André Silvestre
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Commémoration du 11 novembre 2014

Message de l’union fédérale des associations françaises d’anciens combattants, victimes de guerre et des jeunesses de l’union fédérale

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Dans le message émis à l’occasion du 11 novembre 2013 l’Union fédérale se plaçant dans le cadre du centenaire de la première guerre mondiale et voulant en faire revivre chronologiquement les étapes marquantes, rappelait les raisons de son déclenchement.

1914 sera la première année de ce qui sera une terrible conflagration.

Dans cette  seule période, entre le 28 juillet et le 5 novembre neuf pays, par le jeu des alliances entrent en guerre.

Ce sont l’Autriche, la Serbie, l’Allemagne, la Russie, la France, la Grande Bretagne, le Monténégro, le Japon et la Turquie.

Pour ce qui la concerne, la France lance l’ordre de mobilisation générale le 1er août et reçoit le 3 la déclaration de guerre de l’Allemagne.

Le 4 août, pour les obsèques de Jaurès, environ 15 000 personnes accompagnent sa dépouille à la gare d’Orsay pour rejoindre sa dernière demeure à Albi.

La première guerre mondiale vient juste de commencer.

Les généraux français et allemands ont, chacun de leur côté, prévu une offensive visant à surprendre l’adversaire et à conclure la guerre en quelques mois.

C’est l’offensive allemande qui prévaut grâce à une attaque massive à l’ouest et la violation de la neutralité de la Belgique.

83 divisions françaises, anglaises et belges sont battues.

C’est la bataille des frontières. Les anglais sont repoussés à Mons et les français à Charleroi les 21 et 23 août (27 000 d’entre eux sont tués dans cette seule journée).

Les Allemands sont à 40 kms de Paris. Le gouvernement se réfugie à Bordeaux.

Le 2 septembre le général Von Moltke engage un dispositif dans le but d’encercler Paris.

En ayant été informé le général  en chef Joffre arrête la retraite, fait réquisitionner des taxis pour le transport de troupes vers le front et lance la contre-offensive générale.

L’invasion allemande est stoppée et Paris sauvé.

Menée entre le 5 et le 12 septembre cette « bataille de la Marne » est pour nos armes une victoire même si elle n’est pas décisive. Elle permet de rétablir une situation militaire gravement compromise.

Les combats acharnés qui se sont déroulés sur un vaste théâtre d’opération s d’environ 300kms sont les prémices de la guerre totale et industrielle  que va être le conflit de 1914-18.

Rien que pour les batailles d’août et septembre et concernant seulement ses propres soldats la France a perdu plus de 250 000 d’entre eux (le lieutenant Charles Péguy, symbole de cette jeunesse qui croyait combattre pour la civilisation était parmi eux).

Du fait de ces terribles pertes et sauf à les ressentir alors comme inutiles, ce qui n’est pas le cas, toute solution de négociation avec l’ennemi est devenue impossible.

A la fin de 1914 aucune armée n’est victorieuse.

Contrairement aux prévisions la guerre risque de durer.

Dès l’hiver les combats prennent une forme nouvelle.

Va commencer la longue période des tranchées